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Questions fréquentesSur cette page... (cacher)
1. Pouvez-vous me dire l'origine du mot "Thorigny"?Pour autant que la toponymie fut une science, il est raisonnable de penser que Thorigny vient du nom de famille "Taurinus" qui a donné "Taurin" en français. Tauriniacum, Thoriniacum, etc, signifie donc le lieu où vit Taurin. saint Taurin est le grand saint de la ville d'Evreux. Sa chasse a fait l'objet d'un timbre. Bien entendu, ces messieurs "Taurin" vivaient partout en Gaule, ce qui explique la densité de toponymes en Thorigny et Thorigné. Cette densité peut se révéler très grande, comme en Poitou. La racine serait identique à celle de Turin.Il faut comprendre le nom Taurin comme étant celui du gentilice: un nom de famille en somme. Parmi les hypothèses qu'il convient pour le coup d'abandonner, signalons: - le dieu germain Thor avec "ignis". Bien entendu, les Germains ne vivaient pas chez nous, mais de l'autre côté du Rhin. Cette idée a été reprise par l'abbé Henri Bouvier en 1886, historien de Thorigny. 2. Que sait-on sur les souterrains de Thorigny ?Il faut distinguer plusieurs phénomènes différents : - le conduit enterré d'un aqueduc : toutes les portions n'étaient pas bâties en aérien. Les villas rurales pouvaient disposer de petites sections privatives. - le souterrain refuge : il s'agit d'une galerie d'une vingtaine de mètres de long, creusée dans la craie, souvent défendue par un goulot d'étranglement, une section semée de culs de sac ou un passage de type "bouche de four", située à six ou neuf mètres sous terre à un niveau où il n'y a pas d'infiltration de l'eau. On y accède le plus souvent par un puis. Il a pour vocation d'attendre, parfois pendant plusieurs jours, la fin des dévastations qui se produisent en surface par fait de guerre. Les mieux aménagés disposent de bancs de craie permettant de s'asseoir. Des niches peuvent accueillir des lampes. On peut soupçonner que ces souterrains pour particuliers, ont pu être reliés les uns aux autres dans le cas d'habitat groupé dans une rue, donnant l'impression d'une grande longueur. En général, ces souterrains ont été transformés à peu de frais en fosses septiques dans les années 1950. - les citernes enterrées : tout château ayant l'ambition de résister quelques jours, devait disposer de réservoirs d'eau enterrés. Elles sont souvent confondues avec les oubliettes. Elles truffaient le sous-sol de Vézelay, ville ne disposant pas de source d'eau. - la carrière souterraine : on creuse, parfois sous la cave d'une maison, pour extraire des parpaings de craie et s'en servir comme matériau de construction. La pose de lampadaires publics permet de redécouvrir ces cavités. Elles ont été reconverties comme décharges dans la seconde moitié du XXe siècle. - les caves : dans un pays viticole depuis au moins le XIIe siècle, le stockage sous terre offre des garanties de régularité de température pour la conservation du vin. Certaines caves (Thorigny et la Postolle) disposent d'une cheminée : les professionnels du tissage recherchaient cette hygrométrie pour conserver la qualité du fil à travailler, mais avaient dans le même temps besoin de se chauffer. - les crayères : il s'agit d'exploitation de craie servant à alimenter un four à chaux. Elles ont parfois été transformées en champignonières. - les troglodytes : il s'agit d'un habitat souterrain, composé de quelques pièces enterrées. Une ravine ou un talus offraient l'opportunité de creuser son logement. Un inventaire en a été dressé par le docteur Courtois. Il a permis à la frange la plus pauvre de la population de se loger, sans à avoir à payer d'impôts fonciers. Le phénomène n'est connu que de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe. Compte tenu du faible enterrement, les plafonds sont fragiles et susceptibles d'écroulement. - les "souterrains" qui vont de l'église à Vermont, de Vermont à Villechat, de la cathédrale de Sens à l'autre rive de l'Yonne, de Plessis-Saint-Jean à la rive droite de la Seine, etc. Ils sont totalement fantasmagoriques. Bien entendu, on n'y circule pas en carosse. En principe, pour s'enfuir, il est plus facile de prendre ses jambes à son cou que de circuler dans une galerie souterraine non éclairée. Essayez une fois pour voir. Le pilier central de l'église de Thorigny n'est donc pas creux et n'abrite pas un escalier menant au "souterrain". - les oubliettes : il se serait agi de constructions destinées à perdre un visiteur. Compte tenu du coût faramineux de la construction, elles sont inexistantes dans les châteaux, n'en déplaise aux guides chargés d'épater des visiteurs. Le seul cas connu pour toute la France serait au château de Pierrefonds. - les glacières : les châteaux ont disposé, parmi leurs commodités du XVIIIe siècle, de glacières. Ces galeries de quelques dizaines de mètres, terminées par une salle ou un petit puits, permettaient d'entreposer la neige en hiver. Une exposition ombragée vers le nord, permettait ensuite de disposer de glace en été. Il en a existé à Vauluisant et à Thorigny. 3. L'ancien emplacement du château de Thorigny était au cimetière?Non. Le plus ancien emplacement de château à Thorigny, vers 1445, était proche du cours de l'Oreuse, entre le chemin de Fleurigny et les vignes. A son couchant, il dominait un étang fermé par un moulin à eau. A son levant, on y accédait par une ferme organisée en basse-cour, elle même protégée de toute part par des fossés. 4. Le tilleul devant l'église de la Postolle a été planté par Sully?Non. Cette légende infondée courre sous des plumes qui se piquent d'histoire. Elle prétend que le ministre Sully a demandé qu'un arbre soit planté à la porte de chaque église de France en souvenir de son ami le Roi. 5. On pouvait aller de Courroy à Paris en train?Oui et non. 6. La route principale de Sens à Nogent-sur-Seine passait à l'origine par Fleurigny ?Oui. Le parcours principal passait par Fleurigny où il croisait un autre grand chemin allant de Pont-sur-Yonne à Villeneuve-l'Archevêque. Une hôtellerie existait de ce fait depuis le XVe siècle au carrefour. Certes, un grand chemin se rendait à Thorigny au XVIe siècle, au tracé réaménagé dès cette époque, mais le flux principal passait par Fleurigny. La carte de Cassini utilisée entre le règne de Louis XV et celui de Charles X montre ce tracé. C'est pour cette raison routière qu'un château a été établi à Fleurigny vers 1240. 7. Une grande princesse a été enterrée à la Pommeraie ?Oui. Mathilde de Carinthie, a épousé Thibault de Blois comte de Blois, Chartres, Troyes, Bar-sur-Aube, Sancerre, Châteaudun, Champagne & Brie, etc. Originaire des Alpes, la famille de Carinthie contrôlait des cols reliant Venise aux peuples Bohêmes, Polonais et Hongrois. Pour sa part, Thibault permettait aux marchands de la Méditerranée de retrouver ceux de la Mer du Nord. Pour sa part, Ide de Carinthie a épousé le comte de Nevers-Auxerre-Tonnerre. 8. La famille du célèbre chimiste Thénard est originaire de Thorigny ?Oui. Le plus lointain ancêtre agnatique de la famille est un laboureur de Thorigny prénommé Etienne. Son fils Claude est devenu notaire à Granges-le-Bocage, ce qui le ramenait dans une paroisse où les Thénard sont connus depuis la fin du XVe siècle. Son petit-fils Julien est prévôt de Granges sous Louis XIV. 9. Autrefois, les maisons étaient en brique ?Non. La situation avant 1830 est que les maisons sont massivement édifiées selon la technique du colombage. Les poutres sont assemblées à l'aide de chevilles de bois. Leur démontage facile permet de revendre les poutres des maisons sur fourches et de planter la maison plus loin. 10. Autrefois, nos villages étaient à la frontière ?Oui. Cette frontière s'est mise en place au début du XIe siècle. 11. On entendait tonner le canon en 1914 à Thorigny ?Oui. L'armée française, contournée en Belgique, a reflué à travers la Picardie et la Champagne. Les uhlands sont venus en reconnaissance jusqu'à Provins. 12. Il y avait un pilori à Fleurigny et à Thorigny ?Oui. Ces deux piloris ne sont cités qu'en une seule occasion chacun. Le pilori de Fleurigny était en bordure de la route près de l'église. Celui de Thorigny était sur la petite place publique de l'actuelle étude notariale. Le pilori servait à présenter au public certains condamnés. Cette fonction est assurée de nos jours par la photographie. 13. Les religieuses ont quitté la Pommeraie à cause de la révolution ?Non. Les moniales installées à la Pommeraie depuis le XIIe siècle ont quitté leur monastère à la suite de la Fronde vers 1660. Elles sont alors venues s'installer entre le faubourg Saint-Antoine de Sens et le village de Saint-Clément. 14. Les Templiers étaient à Launay ?Non. La mention apposée sur le panneau de voirie municipale est la preuve de la méconnaissance totale de l'histoire locale de notre terroir par l'ensemble des décisionnaires et leur entourage. Il n'y a jamais eu de Templiers à Launay. 15. Il y avait un péage à Gisy ?Oui. Il est signalé au XIIIe et au début du XVIe siècle. Il s'agissait d'un péage par terre. Il était géré par un fermier. On supposera qu'il a été érigé sur la route conduisant de Pont-sur-Yonne à Villeneuve-l'Archevêque et de là , aux foires de Troyes. 16. Thorigny a été chef-lieu de canton ?Oui. La révolution, dans son désir d'encellulement pyramidal de la société française, avait créé des communes, des cantons, des districts et des départements. A cette occasion, un canton fut érigé avec Thorigny comme chef-lieu. 17. Doit-on dire Thorigny ou Thorigny-sur-Oreuse ?Thorigny n'a jamais été appelé que Thorigny depuis le Xe siècle. 18. Les SS ont stationné à Thorigny en 1940 ?Oui. Un détachement d'une trentaine d'hommes de la SS accompagnait un mouvement principal de la VIe Armée de la Wehrmacht. En poursuivant sa marche vers la Loire, ce détachement s'est arrêté plusieurs jours à Thorigny. Il s'est installé dans une grande maison abandonnée par sa propriétaire, sise au 1 rue de Granges-le-Bocage. Quand la propriétaire revint de Saint-Flovier (Indre-et-Loire) après l'armistice, elle entra dans son jardin et y vit de jeunes garçons nus courrir dans son jardin et s'aspergeant d'eau. Elle alla dormir dans son autre maison de la rue de la Croix, en attendant qu'ils libèrent les lieux. Outre des dictionnaires affectés à un usage fessier et les ossements de trois cadavres d'un ancien cimetière disparus, du mobilier fut dispersé dans le bourg. Beaucoup revint, mais des tapis ont continué d'orner des intérieurs des décennies plus tard sans revenir à destination. 19. L'église paroissiale de La Chapelle-sur-Oreuse était sur la colline ?Oui. L'actuelle chapelle Saint-Germain était l'église paroissiale de La Chapelle-sur-Oreuse. Un cimetière et une source l'environnaient. Chaque année, une cérémonie, à laquelle se rendaient des moines de Sainte-Colombe, rappelait le statut du lieu. La voie romaine de Sens et Meaux passait aux abords. 20. Un important hameau a disparu sur le territoire de Fleurigny ?Oui. Le hameau de Vauvagis, plus important alors que celui de Vallière, a disparu pendant la Fronde. Les familles qui y vivaient sont parties dans les hameaux voisins. 21. Il y avait un relais de poste à la Postolle ?Non. Le système de la route de poste n'a jamais existé dans la vallée. Le plus ancien suivait la vallée de l'Yonne (relais du Fossard, de Villeneuve-la-Guyard, de Pont-sur-Yonne, de Sens, de Villeneuve-le-Roi, de Villevallier). Un second plus récent s'est mis en place entre Sens et Troyes pratiquement sous le règne de Louis XVI. |
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Page modifiée le 26/01/2012 18:48
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